Chouette, c’est la rentrée !

Ça y est, septembre pointe son nez. Les enfants reprennent le chemin de l’école, les dossiers qu’on avait laissé reposer commencent à se réveiller et on a déjà plusieurs réunions programmées.
Que l’on soit partis au bout du monde ou qu’on ait fait le tour de son jardin, on a dé-connecté, et on en avait bien besoin.
Un peu partout, on parle du stress de la rentrée et on nous conseille de rester zen, de chasser la nostalgie des vacances et de lutter contre l’angoisse du lundi matin.
Personnellement, je n’aime pas beaucoup ces recommandations parce qu’elles donnent parfois l’idée d’aller mal alors que ça va plutôt bien. Je ne sais pas comment vous allez en cette rentrée 2017, mais la rentrée, ça a du bon. Et vous savez pourquoi ?

  • D’abord, vous remarquerez que la reprise s’appelle « rentrée » alors que les vacances ne s’appellent pas « sortie ». On pourrait appeler ça « occupé » à l’inverse de « vacances » (qui vient du mot vacant/libre) mais on a choisi d’appeler ça rentrée.
    J’aime bien l’idée de « rentrée » car cela m’évoque symboliquement le fait de rentrer chez soi, rentrer là où on nous attend, rentrer là où on doit être. Le mois de septembre, c’est le mois de nos repères : on rentre à la maison après nos vacances, on rentre au travail, on rentre en soi en quelque sorte. Le fait de retrouver des rituels revêt un caractère rassurant : nous avons besoin de reprendre un chemin connu et un rythme connu.
  • La rentrée est aussi synonyme de nouveauté. C’est rentrer dans une dynamique qui nous porte : celle de nos projets et pourquoi pas, de nos envies. L’énergie puisée dans les instants que l’on a eus en famille, en voyage et en loisirs doit être réinvestie, un peu comme si on avait fait des provisions. J’entends souvent des patients me dire que c’est comme si, au bout de quelques jours, ils n’étaient jamais partis car la fatigue physique revient.
    Pour autant, ce temps libre nous a laissé de la disponibilité psychique, de la place à une mise au point et, pour certains, à une introspection. N’ayez pas peur de prendre de grandes décisions à votre retour de vacances par crainte de ne pas vous y tenir.
    Si vous avez envie de faire du sport de vous lever plus tôt ou de manger plus sainement, c’est une bonne chose car ce qui compte dans les décisions, c’est de se mettre en marche, de commencer un programme. Il n’est pas nécessaire de s’imposer un rythme intenable mais d’initier un début qui soit réalisable.
  • Il faut avouer que si les vacances duraient toute une vie, elles n’auraient pas la même saveur. De même, tous les petits plaisirs qu’on s’accorde dans l’année (loisirs, soirées, week-end…) font leur effet justement parce que ce sont des moments. L’idée de faire la fête est formidable mais lorsqu’il y a du travail, il faut savoir s’y mettre dans la bonne humeur. Le gout de l’effort et le plaisir du travail est quelque chose qui se développe, à condition de donner du sens à ce que l’on fait. Effort ne rime pas avec « souffrance » mais avec investissement de soi. Alors le plaisir pris dans les vacances peut nous inviter à introduire dans notre quotidien une façon de faire qui soit plus gaie.
  • On doit garder le bon des vacances : pendant l’été, on a ralenti le rythme, on a redécouvert le plaisir des apéritifs en famille ou entre amis et il n’y avait rien d’urgent. Ce qui nous ronge le plus dans l’année c’est la confusion que nous faisons entre l’urgent et l’important. Nous avons tendance à considérer les choses importantes comme urgentes et inversement.
    Prendre rendez-vous chez le dentiste est important, mais ce n’est pas urgent ni à faire la première semaine de la rentrée.
    Appeler le plombier car la canalisation a explosé c’est urgent, mais ça n’a pas grande importance dans la mesure où cela n’a pas un sens profond dans notre existence.
    Eisenhower avait coutume de dire « ce qui est important est rarement urgent et ce qui est urgent est rarement important ». Il a élaboré ce qu’on appelle la Matrice d’Eisenhower, qui est un outil de réflexion et d’organisation permettant de prioriser les tâches, en notant et en différenciant l’urgent de l’important. C’est un excellent moyen de travailler dans le calme sans se sentir débordés, et c’est possible avec un brin d’organisation.

La rentrée c’est formidable parce qu’après ce qui nous a portés et tirés vers le haut en vacances, les émotions positives, les moments de partage et le temps pour soi, la rentrée représente une occasion de démarrer des nouveaux projets en conservant du positif, en prenant le temps d’aller vers les autres et en introduisant dans nos journées des moments pour soi qui nous permettent de faire peut-être moins vite, mais mieux. Alors en ce mois de septembre, à vous de voir comment vous voulez y rentrer !

Pour tout renseignement, prenez contact avec Claire Dahan – Psychologue Paris 13

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